Maisondesbois - géobiologie

géo = la terre - bio = la vie - logie = l’étude
soit littéralement : l’étude de la vie et de la terre

Elle nous offre aujourd’hui la possibilité d’une meilleure compréhension de nos lieux de vie.

Si l’histoire locale a fait qu’une partie importante du patrimoine sacrée du Haut Doubs a été perdu ou dénaturé au cours des guerres et invasions diverses (dont la Franche Comté a beaucoup souffert), il reste toutefois quelques sites forts intéressants qui témoignent du savoirs faire de l’époque.

Fondement de la Géobiologie, la Géométrie Sacrée s’intéresse au bâti des anciens édifices religieux ou sacrés.
Elle met en évidence le savoir des anciens bâtisseurs qui ont érigés la plupart des édifices sacrés de notre patrimoine naturel et architectural.
Elle témoigne d’une part du tracé régulateur, c’est à dire le principe qui organise l’ensemble de la construction et d’autre part de l’intégration des énergies cosmo-telluriques au sein de l’édifice ou du site naturel concerné.

Proposition de trait régulateur:

Le trait régulateur fait appel à des tracés habiles prenant appui sur des formes géométriques simples reliées entre elles par des proportions harmoniques. C’est dans l’art du trait que l’on retrouve la fameuse proportion dorée ou nombre d’or…mais aussi l’usage des nombres irrationnels représentés par les racines carrées notamment √2, √3 et √5.

L’église actuelle de Mouthe dédiée à Ste marie de l’assomption construite de 1732 à 1742 sous la gouverne de l’architecte Galezot fait partie des édifices qui présentent une harmonie bien présente dans le bâti. L’implantation de l’église dans le Val de Mouthe et le milieu naturel environnant est également tout à fait remarquable et permet une utilisation des énergies cosmo-telluriques en présence…

Approche 1 – Orientation générale

L’église est de type « église halle » inspirée sur un plan de type basilique chrétienne primitive. Elle est organisée autour d’un rectangle divisé en trois nefs. Une centrale et deux collatéraux.
Elle présente une orientation forte en direction du NE en tant qu’azimut du soleil levant au solstice d’été dans le cas présent (représenté par la ligne orangée).
Au niveau de la position de l’édifice autour de cet axe NE, certains parlent d’orientation à la romaine ou inversée ; c’est à dire que l’entrée de l’église regarde le soleil levant et l’abside le soleil couchant.
Cela confère à l’église de Mouthe une singularité au sein des églises du Haut Doubs qui ont toutes l’abside orientée vers l’EST.
Plusieurs arguments peuvent être apportés pour expliquer cette caractéristique…
Toutefois c’est à l’époque du solstice d’Hiver que l’église bénéficiera du maximum de lumière et d’énergie…

Approche 2 – Les points clefs

Pour organiser mon exploration de l’édifice, il a fallu déterminer des points clefs. La combinaison d’un travail de recherche et du ressenti de l’église m’a amené à définir quelques éléments.
-Un point tellurique dit « d’abaissement » au niveau du parvis.
-La mosaïque en forme d’hexagramme au centre de l’édifice.
-Le centre de l’Abside déterminé géométriquement au plus précis à partir du plan d’origine (Archive de Besançon)

Ces éléments ainsi que la mesure des angles de la nef centrale m’ont rapidement aiguillé vers la détermination d’un rectangle de base comprenant les murs intérieurs, le centre de l‘abside et le point tellurique au niveau du parvis.
Ce rectangle repose sur les proportion de la Racine de 3 (√3) soit 1,732…

Approche 3 – Embrasures

Certains alignements notamment dans les diagonales entre le centre des piliers et les embrasures des vitraux tendent à confirmer mes hypothèses.
L’émergence du triangle équilatéral avec des angles de 60° propre à la √3 est très caractéristique.

Approche 4 – La Féminité sacrée

En traçant deux cercles de même rayon (la largeur de l’église) qui s’entrecoupent on voit apparaître la « vesica pisces » au cœur de l’édifice avec comme extrémités le centre de l’abside et notre point du parvis.

La longueur de la vesica pisces est égale à la √3.
A l’intérieur s’inscrit naturellement le triangle équilatéral.

La symbolique ici présente est très forte.
La vesica pisces nous renvoie à la féminité sacrée, à la déesse mère en tant que symbole d’abondance générateur de vie.
Derrière également se cache le culte d’Isis qui devient dans la chrétienté le culte de la Vierge.
Il se dégage donc ici un lien fort entre la dédicace de l’église et le choix du trait régulateur.

Les chrétiens adoptèrent également la vesica pisces, – le symbole du poisson – comme symbole du Christ avant que le calvaire soit préféré.

Approche 5 – L’Abside – « Fleur de vie »

Derrière le symbole de la fleur de vie se cache toujours la présence du triangle équilatéral qui permet de tracer un hexagone.
Les pointes de ce dernier définissent l’emplacement des piliers de l’abside.
On pourrait également mettre en évidence le sceau de Salomon (deux triangles équilatéraux imbriqués l’un dans l’autre).

La symbolique du cercle, de la Fleur de vie, du sceau de Salomon présente dans l’abside nous renseigne sur la qualité des énergies présentes à ce niveau et confirme le caractère sacré de cette partie de l’église.

 

Lever de Soleil solsticiale à la St jean d’été 2015 sur la Statue du St Simon à MOUTHE


Erigée en 1934 dans les règle de l’art par le sculpteur LAITHIER ; il nous lègue à travers la statue du St Simon un certain nombre d’éléments. Bien avant l’implantation du St Simon, Il semble que ce relief soit apprécié pour les rituels sacrés comme l’on peut l’observer sur ce fragment de carte de la seigneurie de Mouthe du XVIIIème

Oratoire